jeudi 27 juin 2019 à 9:14

Le 6 juillet, le Tour de France s'élancera de Bruxelles sans Chris Froome ni Tom Dumoulin. Le tenant du titre Geraint Thomas fait donc figure de favori naturel à sa succession, mais le jeu semble plus ouvert que jamais. Sur qui (ne pas) parier ? Tour d'horizon des forces en présence.

Peloton du Tour de France

En cyclisme, ce sont souvent les paris live sur les étapes qui offrent les cotes les plus incongrues et donc les plus juteuses, a fortiori lorsque la route s'élève. Miser sur les favoris du classement général, avant le départ, peut toutefois apporter un peu de piment à votre suivi des trois semaines de course. Jetons donc un œil aux cotes fixées par Winamax à dix jours des premiers coups de pédale.

  • Geraint Thomas - 3,50

Étincelant l'an dernier, et débarrassé de l'encombrant Chris Froome à l'approche de cette nouvelle édition, Geraint Thomas a sur le papier toutes les cartes en main pour réaliser la passe de deux. Oui mais voilà, le Britannique a subi une vilaine chute qui l'a contraint à l'abandon lors du Tour de Suisse. Les dernières nouvelles se veulent très rassurantes sur son état de santé, mais sa préparation tronquée (l'an dernier à la même époque, il dominait de façon impériale le Dauphiné) suffit à rendre cette cote extrêmement basse dissuasive. D'autant qu'un nouveau concurrent pointe le bout de son nez dans les rangs d'Ineos.

  • Egan Bernal - 4

L'équipe la plus dominatrice de la décennie écoulée a une fois encore plusieurs atouts dans sa manche. Si d'aventure Geraint Thomas peinait à retrouver son meilleur niveau, Dave Brailsford pourrait compter sur une autre petite pépite nommée Egan Bernal. Du haut de ses 22 ans, le Colombien sort de victoires sur Paris-Nice et surtout le Tour de Suisse. Ses talents de grimpeur ont fait merveille sur le tracé helvétique, face à une adversité somme toute relative. Qu'en sera-t-il sur une course de trois semaines réunissant des leaders d'un tout autre calibre ? Difficile de répondre sur un ton assuré, d'autant que sa préparation ciblait initialement le Giro. Encore une fois, la cote paraît bien basse pour envisager une mise.

  • Jakob Fuglsang - 6

Éternel lieutenant, Jakob Fuglsang est à 34 ans dans la forme de sa vie. Le Danois a ponctué sa série de podiums ardennais par une victoire sur Liège-Bastogne-Liège, et il vient de remporter le Dauphiné pour la seconde fois en l'espace de trois ans. Ajoutez-y une équipe Astana qui a retrouvé la recette de la potion magique, et qui cette année paraît en mesure de cadenasser une course avec la même maîtrise qu'Ineos, et vous obtenez les ingrédients d'une cote de 6 en totale inadéquation avec les faits d'armes de l'intéressé sur les grands tours depuis dix ans. Et comme dans le cyclisme moderne, il est particulièrement difficile de briller à la fois en avril, en mai, en juin et en juillet... Vers une troisième semaine compliquée ?

  • Adam Yates - 15

Quatrième et meilleur jeune du Tour 2016 (derrière Froome, Bardet et Quintana), Adam Yates a peiné à confirmer ses bonnes dispositions d'alors lors des grands tours qui ont suivi. Son potentiel est pourtant toujours là, a fortiori face à une adversité légèrement réduite. Son début de Dauphiné, marqué par un contre-la-montre plus qu'honorable, aurait dû lui offrir une cote plus basse que ce 15 plutôt alléchant. C'était sans compter sur un épilogue entaché par des problèmes gastriques, mais aujourd'hui l'estomac va mieux et les jambes semblent bonnes.

  • Richie Porte, Nairo Quintana et Thibaut Pinot - 18

Les années passent et la cote de Nairo Quintana n'en finit plus de grimper. Contrairement à la plupart de ses adversaires, le Colombien n'a pas réalisé de gros progrès dans l'art du contre-la-montre. Et comme il n'a plus tout à fait sa superbe d'antan dans les cols...

Richie Porte n'offre pas plus de garanties, lui qui sort d'une préparation compliquée et qui à chaque fois que le dossard de leader lui a été confié sur un grand tour a déçu. Reste donc Thibaut Pinot, plutôt en jambe et qui semble légitimement pouvoir viser un podium. Un pari à réserver, toutefois, à ceux qui veulent vibrer bleu-blanc-rouge pendant trois semaines.

  • Mikel Landa, Romain Bardet et Steven Kruijswijk - 25

Comme son collègue Nibali coté à 30, Mikel Landa a un Tour d'Italie dans les jambes et devrait donc se muer en équipier de luxe pour Nairo Quintana. Romain Bardet, lui, a montré moins de choses que Thibaut Pinot ces dernières semaines. Parmi les trois, on aurait donc presque envie de tenter le pari Kruijswijk. À son meilleur niveau, le Néerlandais peut bousculer n'importe qui en montagne. Il aurait d'ailleurs remporté le Giro il y a trois ans sans une terrible chute dans la dernière ligne droite. Son équipe Jumbo-Visma est solide et sa quatrième place lors du contre-la-montre du Dauphiné en dit long sur ses progrès dans cet exercice. Dauphiné qu'il a d'ailleurs terminé en eau de boudin, comme Adam Yates, à cause de problèmes gastriques. Il pourrait être l'une des bonnes surprises de cette Grande Boucle, même si le conditionnel reste plus que jamais de mise.

  • La grosse cote : Rohan Dennis à 100

Deuxième du Tour de Suisse à seulement 19 secondes d'Egan Bernal, Rohan Dennis n'obtient pas pour autant la confiance des bookmakers. On les comprend, et il faudrait de sacrées circonstances de course pour que l'Australien déjoue les pronostics, mais sa bonne forme est indéniable... et il ne serait pas le premier roi du chronomètre à opérer une transition gagnante sur les courses de trois semaines. Bon, ne pariez pas votre PEL dessus hein !

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