mardi 16 août 2016 à 14:53

Avec un total de 585 millions d'euros de mises au second trimestre, le marché français des paris sportifs a littéralement affolé les compteurs. Cette dynamique ne s'explique qu'en partie par l'engouement suscité par l'Euro. Comme le souligne l'ARJEL, toutes les autres grandes disciplines ont enregistré une poussée significative.

Fan zone Euro 2016

Le second trimestre a été celui de tous les records pour l'industrie français des paris sportifs en ligne : 585 millions d'euros de mises (+73 % sur un an), un PBJ global de 91 millions (+45 %), une moyenne de 307 000 comptes joueurs actifs chaque semaine (+64 %). Alors naturellement, le premier réflexe est d'imputer cette poussée spectaculaire à la tenue de l'Euro de football sur la période. Et pourtant, comme ne manque pas de le souligner l'ARJEL, l'événement n'a fait qu'amplifier une croissance "qui aurait évolué de façon très favorable même en l'absence de la compétition".

 

Pour en avoir le cœur net, il suffit d'oublier un instant les 102 millions d'euros misés sur les matchs de l'Euro au second trimestre (141 millions au total) et de jeter un œil aux autres disciplines. Second sport le plus misé après le football (26 % des enjeux contre 57 %), le tennis a par exemple fait converger des mises records : +50 % lors de Roland Garros à hauteur de 36 millions d'euros, +79 % pour le Masters 1000 de Monte Carlo, et même +168 % pour le Masters 1000 de Madrid !

 

Le basket n'est pas en reste. Le troisième sport le plus misé en France (8 % du marché) a notamment bénéficié de la popularité croissante de la NBA, dont les enjeux ont augmenté sur la période de 66 %. Le championnat américain représente pour rappel à lui seul près de la moitié des mises enregistrées sur le basket.

Pourquoi ce décalage entre la progression des mises et celle du PBJ ?

Les plus observateurs n'auront pas manqué de remarquer que la progression de 73 % des mises ne s'est traduite "que" par une hausse de 45 % du Produit Brut des Jeux. Cette différence sensible s'explique tout simplement une augmentation de 2,9 points du Taux de Retour aux Joueurs (TRJ) hors bonus à hauteur de 84,4 %, ainsi que par une explosion de 122 % des bonus attribués aux joueurs (16,1 millions d'euros) à l'occasion de l'Euro.

Un aperçu de la répartition des mises par sport et par événement

Répartition des mises par sports T2 2016
Les news à la Une
mardi 17 décembre 2019 à 15:59
Télex

C'est une info signée L'Équipe : plusieurs salariés de Winamax sont en garde à vue dans le cadre d'une affaire de paris suspects, lesquels portent sur un match de Ligue 1 algérienne disputé en mai 2018. La rencontre avait fait l'objet de paris anormalement élevés sur un score exact de 3-2. Parmi ces paris, quelques mises plus modestes pourraient avoir été l'œuvre des employés suspectés.

mardi 23 avril 2019 à 9:47
HOT !
Interdictions et limitations des paris : l'ARJEL en remet une couche

En novembre 2017, l'Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL) soulignait que les règles du code de la consommation s'opposaient à une pratique répandue chez les bookmakers : le refus ou la limitation des paris des plus gros gagnants. Au regard des arguments présentés par certains opérateurs devant la justice, le régulateur estime aujourd'hui devoir rappeler son interprétation de la loi.

mercredi 20 mars 2019 à 14:43
Télex

Dans une décision datée du 14 mars, l'Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL) étend la liste des résultats susceptibles de faire l'objet de paris en NFL. Le nombre de points inscrits et l'équipe marquant le prochain point sont entre autres concernés. En revanche, le régulateur suit l'avis défavorable de la FFF s'agissant de la première division féminine de football.

vendredi 15 février 2019 à 14:50
Marché des paris sportifs : les chiffres clés du dernier rapport de l'ARJEL

Le dernier rapport de l'ARJEL est particulièrement éloquent au sujet de la bonne santé du marché des paris sportifs en ligne. Le secteur enregistre des mises en progression de 51 % au quatrième trimestre et de 56 % sur l'ensemble de l'année. La Coupe du Monde de football a naturellement joué un rôle, mais elle ne suffit pas à expliquer cette excellente dynamique.