mardi 24 mars 2020 à 14:51

Comme le rapportent plusieurs médias généralistes depuis quelques jours, les opérateurs de paris sportifs font partie des entreprises les plus directement impactées par la suspension ou le report des grandes compétitions sportives. De l'aveu des principaux intéressés, le volume des mises a été divisé par cinq.

Stade vide

Il y a encore quelques semaines, l'année 2020 s'annonçait comme celle de tous les records pour le marché français des paris sportifs. C'était avant le report des compétitions sportives attendues comme les plus lucratives de l'exercice, à commencer par l'Euro de football et les Jeux Olympiques de Tokyo. À plus court terme, l'impact se fait ressentir encore plus brutalement avec la suspension de la Ligue des Champions, des championnats européens de football, de la NBA ou encore du circuit ATP.

 

Interrogé par Le Figaro il y a quelques jours, Tristan Guiglini confirmait que "les volumes des mises avaient été divisés par quatre ou cinq". Le responsables des paris sportifs de Winamax ajoutait que les belles affluences des tables de poker ne compensaient que très partiellement ce phénomène : "Les volumes sont plus élevés que pour un mois de mars normal [mais ils] ne compensent pas la perte des paris sportifs". Un discours dans la droite ligne de celui de Benjo lors de la dernière émission de Club Poker Radio.

 

Le report des événements les plus misés a également un impact sur la stratégie des parieurs puisque certains n'hésitent pas à se rabattre sur des championnats plus exotiques. "D'habitude les matchs biélorusses génèrent quelques milliers d'euros de paris", explique par exemple RMC Sport. "Cette semaine, ces mêmes rencontres génèrent environ 200 000 euros, soit l'équivalent d'un match moyen de Ligue 1".

 

Consciente de la situation, l'Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL) a d'ailleurs donné un coup de pouce symbolique au secteur dans une décision datée du 19 mars. Son objet ? Élargir la liste des supports de paris autorisés à la A League et à la première division de football australien. On est loin d'un PSG-OM ou d'un Real-Barça, mais dans une période de vaches maigres il n'y a pas de petits profits.

Winamax beau joueur avec ses traders

Si les 19 traders de l'entreprise travaillent désormais à mi-temps et en télétravail, Winamax a décidé de ne pas avoir recours aux mécanismes de chômage partiel et de continuer à assumer la totalité de leur rémunération. Un choix qui s'applique également aux salariés du support client et du service marketing.

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Coronavirus : les opérateurs de paris sportifs font le dos rond
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Comme le rapportent plusieurs médias généralistes depuis quelques jours, les opérateurs de paris sportifs font partie des entreprises les plus directement impactées par la suspension ou le report des grandes compétitions sportives. De l'aveu des principaux intéressés, le volume des mises a été divisé par cinq.

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C'est la mort ! On voit les parieurs sportifs se mettre au trading et s'improviser "financiers" et "traders"... Mazette. :dunno:

C'est peut-être l'occasion de conserver un peu de bankroll et de se remettre en question pour la saison prochaine !

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Les news à la Une
mardi 17 décembre 2019 à 15:59
Télex

C'est une info signée L'Équipe : plusieurs salariés de Winamax sont en garde à vue dans le cadre d'une affaire de paris suspects, lesquels portent sur un match de Ligue 1 algérienne disputé en mai 2018. La rencontre avait fait l'objet de paris anormalement élevés sur un score exact de 3-2. Parmi ces paris, quelques mises plus modestes pourraient avoir été l'œuvre des employés suspectés.

mardi 23 avril 2019 à 9:47
HOT !
Interdictions et limitations des paris : l'ARJEL en remet une couche

En novembre 2017, l'Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL) soulignait que les règles du code de la consommation s'opposaient à une pratique répandue chez les bookmakers : le refus ou la limitation des paris des plus gros gagnants. Au regard des arguments présentés par certains opérateurs devant la justice, le régulateur estime aujourd'hui devoir rappeler son interprétation de la loi.