lundi 18 novembre 2019 à 10:53

Année impaire oblige, l'absence d'une compétition internationale de football se fait sentir pour le marché français des paris sportifs en ligne. Le secteur enregistre malgré tout une hausse de 44 % de son Produit Brut des Jeux (PBJ) au troisième trimestre. Cette excellente dynamique n'est donc pas en passe de s'essouffler.

Clapping France

Le dernier rapport trimestriel de l'Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL) fait apparaître pour les paris sportifs une incongruité : alors que les mises progressent sur la période de 9 % seulement, le PBJ bondit lui de 44 %. Cette apparente anomalie trouve toutefois une explication très simple : le repli des cotes et des gratifications commerciales versées aux joueurs (-17 %), ainsi que la diminution de 5 % du Taux de Retour aux Joueurs (TRJ) avant et après bonus.

 

Cette situation découle sans surprise de l'absence de Coupe du Monde cette année. L'ARJEL dresse un tableau assez complet et précis dans le paragraphe qui suit :

Extrait du rapport de l'ARJEL

Le déroulement de la Coupe du Monde de football en 2018 avait incité les opérateurs de paris sportifs à relever leur cotation afin d'être plus compétitifs. Les nombreuses ouvertures de comptes enregistrées sur la période avaient de fait produit une augmentation conséquente des bonus versés au moment de l'inscription des joueurs. Par ailleurs, les opérateurs de paris sportifs avaient relevé les montants et volumes de gratifications afin de fidéliser leurs joueurs. Outre l'adaptation des politiques commerciales des opérateurs de paris sportifs, les résultats des matches de la compétition avaient également été nettement favorables aux joueurs. En conséquence, le TRJ des matches de la Coupe du Monde du football du T3 2018 était supérieur à 100%, ce qui avait fortement impacté à la hausse le TRJ du trimestre de l'ensemble du secteur.

De la même manière, l'absence de Mondial explique en grande partie la progression limitée des mises d'une année sur l'autre. Une donnée s'avère assez éloquente sur ce plan : les enjeux sont en baisse de 15 % entre les mois de juillet 2018 et 2019, tandis qu'ils progressent respectivement de 14 et 32 % en août et en septembre. Pour rappel, les quatorze dernières rencontres de la Coupe du Monde avaient à elles seules généré 164 millions d'euros de mises en juillet 2018.

 

Ce "calendrier sportif moins attractif" a également pour conséquence une diminution de 1 % de la moyenne de joueurs actifs par semaine. "Une évolution à la baisse de cet indicateur", précise l'ARJEL, "n'avait plus été observée sur ce segment de jeux depuis 2017". Là encore cependant, le recul de 29 % de cet indicateur en juillet a laissé place en août et en septembre à une croissance de 16 %. Certains joueurs sont donc apparus lors du Mondial sans pour autant poursuivre leur activité ensuite.

 

Le tableau d'ensemble n'en demeure pas moins séduisant : avec un PBJ en hausse de 44 % à 214 millions d'euros, les paris sportifs représentent aujourd'hui 62 % de l'ensemble du marché des jeux en ligne. Un chiffre parmi d'autres pour attester de cette bonne santé : sur la période, les mises générées par les tournois de tennis ont explosé de 41 % à hauteur de 364 millions d'euros. Le tournoi de Wimbledon, qui en 2018 avait été en partie éclipsé par le Mondial, enregistre par exemple à lui seul une progression de 64 % d'une année à l'autre.

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mardi 17 décembre 2019 à 15:59
Télex

C'est une info signée L'Équipe : plusieurs salariés de Winamax sont en garde à vue dans le cadre d'une affaire de paris suspects, lesquels portent sur un match de Ligue 1 algérienne disputé en mai 2018. La rencontre avait fait l'objet de paris anormalement élevés sur un score exact de 3-2. Parmi ces paris, quelques mises plus modestes pourraient avoir été l'œuvre des employés suspectés.

mardi 23 avril 2019 à 9:47
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Interdictions et limitations des paris : l'ARJEL en remet une couche

En novembre 2017, l'Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL) soulignait que les règles du code de la consommation s'opposaient à une pratique répandue chez les bookmakers : le refus ou la limitation des paris des plus gros gagnants. Au regard des arguments présentés par certains opérateurs devant la justice, le régulateur estime aujourd'hui devoir rappeler son interprétation de la loi.