mardi 18 février 2020 à 14:59

Les Français n'ont jamais autant parié sur le sport ! En dépit de l'absence d'une grande compétition internationale de football lors des douze derniers mois, les compteurs n'ont pas cessé de s'emballer. Fortes d'une augmentation de l'ordre de 30 %, les mises enregistrées par les opérateurs ont dépassé les cinq milliards d'euros en 2019.

Bilan

Faute de Mondial ou d'Euro de football, la belle dynamique aurait pu s'essouffler. Il n'en est rien. En 2019, les bookmakers français ont généré plus de cinq milliards d'euros de mises, soit une augmentation d'environ 30 % par rapport à 2018. Il s'agit du montant le plus important enregistré depuis l'ouverture du marché en 2010. Même topo pour le Produit Brut des Jeux (PBJ) du secteur, qui suit une trajectoire quasi parallèle (+27 %) pour atteindre un montant record de 880 millions d'euros.

 

Autre facteur encourageant : la tendance s'est amplifiée en fin d'année avec un bond de 42 % pour les mises au 4e trimestre. Cette hausse ne se traduit en revanche que partiellement au niveau PBJ, lequel augmente de 7 % seulement lors des trois derniers mois de l'année. L'ARJEL justifie cet écart de croissance par la progression de 5,3 points du Taux de Retour aux Joueurs (TRJ) : "Fin 2018, les opérateurs de paris sportifs avaient limité leur offre de façon à respecter la proportion maximale des sommes versées aux joueurs fixée à 85 % sur une année. En raison d'une pression moindre en 2019, ils ont pu proposer des cotes plus attractives".

ARJEL chiffres paris sportifs

Un autre argument mérite d'être évoqué : les résultats défavorables aux opérateurs de certaines manifestations sportives. Le régulateur cite en exemple les TRJ des 2e et 6e journées de Ligue des Champions, lesquels se sont élevés respectivement à 142 et 138 %. Ajoutez-y des bonus plus généreux que la moyenne au bénéfice des parieurs (30 millions d'euros au 4e trimestre, contre 17 un an plus tôt), et vous obtenez tous les ingrédients d'un chiffre d'affaires moins impressionnant que ce que l'explosion des mises aurait pu laisser imaginer.

 

Le tableau d'ensemble n'en demeure pas moins séduisant. En moyenne, 720 000 comptes joueurs ont placé des paris chaque semaine au cours du trimestre, ce qui représente une progression d'environ 32 %. La semaine du 9 au 15 décembre, en particulier, a tutoyé des sommets aussi bien pour le nombre d'ouvertures de comptes que pour celui des joueurs actifs (891 000 comptes). Le record du Mondial 2018 (jusqu'à 912 000 comptes sur une même semaine) semble donc plus que jamais à portée de fusil.

Le football cède des parts de marché

Si le foot reste évidemment le sport privilégié des parieurs avec 846 millions d'euros de mises au 4e trimestre, les enjeux qu'il génère progressent moins vite que la moyenne (+28 %), si bien que sa part du gâteau se réduit à hauteur de 57 % contre 63 % un an plus tôt. Parallèlement, le retour de la NBA place le basket sur la deuxième marche du podium avec 272 millions d'euros de mises et 18 % du total des enjeux. Le tennis rétrograde lui à la troisième place, mais il ne fait guère de doute qu'il retrouvera très vite son dû à la faveur d'un calendrier ATP plus dense.

Les news à la Une
mardi 17 décembre 2019 à 15:59
Télex

C'est une info signée L'Équipe : plusieurs salariés de Winamax sont en garde à vue dans le cadre d'une affaire de paris suspects, lesquels portent sur un match de Ligue 1 algérienne disputé en mai 2018. La rencontre avait fait l'objet de paris anormalement élevés sur un score exact de 3-2. Parmi ces paris, quelques mises plus modestes pourraient avoir été l'œuvre des employés suspectés.

mardi 23 avril 2019 à 9:47
HOT !
Interdictions et limitations des paris : l'ARJEL en remet une couche

En novembre 2017, l'Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL) soulignait que les règles du code de la consommation s'opposaient à une pratique répandue chez les bookmakers : le refus ou la limitation des paris des plus gros gagnants. Au regard des arguments présentés par certains opérateurs devant la justice, le régulateur estime aujourd'hui devoir rappeler son interprétation de la loi.